Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

01/03/2016

Helsinki


Je ne suis pas vraiment sûre d’où vient ma passion pour la Finlande ; mais, ni une ni deux, après des années d’attente, me voilà dans un avion pour Helsinki. Mes premiers pas hors de l’aéroport se font dans la neige. Génial ! Une bonne nuit de sommeil, et c’est enfin parti pour l’exploration. Au programme: centre ville, musées plus ou moins excentrés, promenades partout, saunas et bons restaurants. 

Tuomiokirkko - Senaatintori

Le centre de la ville est assez concentré, alors finalement on tourne pas mal en rond. Mais ça fait tant plaisir ! Je ne suis pas sûre d’avoir jamais connu une ville si calme, où il n’y a aucun tumulte et tout est si silencieux. On voit les gens s’agiter, mais pourtant ils restent tranquilles. Quelques magasins, et puis rapidement le centre-ville n’a plus aucun de secret. Toutefois, ça n’empêche pas d’y retourner chaque jour (si, si).

Les promenades nocturnes sont toutes illuminées, vu que nous sommes seulement là quelques jours après Noël. Et puis, les températures baissent. De -5 degrés, on descend à -15, puis -27… Et alors, malgré l’air revigorant, impossible de rester plus de trois heures dehors. Donc, il faut s’organiser et arrêter de se promener dans chaque rue qui a l’air sympa. Nous allons voir le monument à Sibelius, compositeur et héros finlandais. Ça prend du temps parce qu’il est introuvable (ou alors on est juste nuls avec une carte). Après quelques jours passés à se balader, nous connaissons déjà presque tout. Mais on ne se lasse de rien, même pas de la neige! 

Parc de l'Esplanade

Mais rien n’est jamais pareil, même si tout reste magique. Étrangement, la neige et le froid rendent la ville encore plus belle, plus éclatante. On ne sent presque pas le froid tellement c’est beau. Les paysages sont tous plus magnifiques les uns que les autres, même les trajets en métro sont agréables. Les lacs sont gelés, le soleil se couche ou se lève.

Vue sur Tuomiokirkko

Helsinki, ce n’est ni Paris, Londres ou Rome. A part l’architecture, on ne se croit pas vraiment dans une ville. Plutôt en pleine campagne, dans un décor doux et rêveur. Peut-être que l’on n’a pas vu le père Noël, mais je sais que si je ne pouvais choisir qu’un seul cadeau à Noël, ce serait de vivre là-bas pour la vie. Que demander de plus lorsque l'on peut se réveiller en face de ça…  

Vuosaari

A.H.


15/02/2016

Les lumières d'Edimbourg


Lever de soleil sur Arthur's Seat - vue de Calton Hill


L’autre jour, V. et moi-même sommes partis en Ecosse. Edimbourg ! Un petit voyage que nous avions fort attendu. Un tout petit voyage, en effet, qui n’a duré que trois jours. Ah, ces aventures écossaises…

Après quelques péripéties stressantes et fatigantes pour atteindre l’aéroport, nous voilà enfin arrivés dans la jolie ville d’Edimbourg. Déjà, nous pouvons apercevoir les premiers paysages, les premières montagnes, ainsi que la mer. Nous logeons dans le plein cœur de la ville, près de tout. Notre but pour ce long weekend : voir à peu près tout, payer le moins de choses possible, et revenir rêveurs.  

Dès le premier soir, nous nous promenons dans la ville sans vraiment savoir où nous allons (cela reste le meilleur moyen d’apprendre à connaître un endroit, nous en avions convenu il y a très longtemps). Nous nous dirigeons dans la vieille ville ; il y a tellement de choses à voir, les lumières de la nuit ne diminuent en rien l’atmosphère calme et dynamique du quartier. Sans vraiment le savoir, nous nous promenons sur le Royal Mile, la grande rue piétonne qui traverse la ville et qui relie le Château d’Edimbourg à Arthur’s Seat. Et puis, nous rentrons, fatigués du long voyage et impatients de commencer un prochain jour de découverte.

Edinburgh's Castle

Le matin, nous nous dirigeons vers la nouvelle ville pour une promenade et une visite de la National Portrait Gallery et des jardins botaniques. Puis, une seconde escapade vers la vieille ville nous fait découvrir à peu près tout ce que nous avions vu la veille, mais d’un angle nouveau, plus vivant.  Comme V. aime crapahuter, nous montons un chemin sinueux pour accéder au château à partir des jardins de Princes Street, et nous redescendons le Royal Mile. Bien déterminés à grimper Arthur’s Seat avant le coucher du soleil, nous faisons une petite pause au Starbucks, et nous voilà repartis. La marche est longue. Je dirais tout de même qu’il faut être en forme pour monter là-haut. Surtout si on veut suivre quelqu’un qui sautille à la vitesse de l’éclair.

Coucher de soleil sur Arthur's Seat

Du haut de la montagne, la vue est imprenable. On ne sait pas trop quelles montagnes on voit, mais il y en a énormément ; la ville est encore ensoleillée mais nous apercevons déjà le soleil qui cherche à se cacher. Heureusement, le temps est parfait.

Et puis, satisfaits du spectacle offert par cette belle nature écossaise, nous rentrons, des étoiles dans les yeux et des fourmis dans les jambes. Le soir, nous découvrons une autre partie de la ville, ainsi que la bibliothèque et l’Elephant House, où la fameuse J.K. Rowling a écrit Harry Potter. Et puis, nous nous fixons comme objectif de grimper Calton Hill pour le lever du soleil le lendemain matin. Après un réveil difficile, nous y parvenons et encore une fois, même si le soleil est un peu feignant et daigne à peine montrer le bout de son nez, le paysage est à couper le souffle.

Alors, après quelques autres balades, nous rentrons dans notre petite maison à Canterbury, Kent. Un peu tristes de repartir, mais ce petit voyage était bien mérité. La ville d’Edimbourg est relaxante, et a cette ambiance étrangement folklorique, certainement due aux nombreux hommes en kilts et cornemuse ou à l’architecture, mais rien n’est plus agréable que de se poser et d’admirer le coucher ou le lever du soleil. Ou de regarder les montagnes, qui sont si loin et pourtant paraissent si proches… Tout cela est tellement magique qu’il nous faudra absolument revenir.

So long, Scotland !


A.     H.